





Je peux dire que David Lynch a changé la petite fille que j’étais. Je ne sais plus bien dans quel contexte, à l’école ou au catéchisme, j’ai vu mon premier Lynch. Ce dont je me souviens c’est cette phrase dite par l’un de nous : « Je n’aime pas les gens laids ». Le réflexe de notre professeur, n’a pas été de nous faire la morale mais quelques jours après elle a organisé une projection d « Elephant man ». Elle n’a pas dit un mot avant, elle a juste fait play sur le magnéto vhs. Fin du film : silence absolu … Elle n’a ajouté aucun mot, elle n’en a pas eu besoin.J’avais onze ans et je peux dire que tous ceux qui étaient avec moi ce jour là, n’étaient plus les mêmes à la fin de la projection.
Ensuite, je suis de la génération, de celle qui allait au vidéo club pour choisir des films pour nos week ends : Notre adolescence et les soirées films du samedi soir entre potes ! Celui que l’on a le plus loué, et vu et revu était : Eraserhead. Souvenir ineffable de nous, regardant cet ovni, à pas d’heure, quel souvenir dingue.
Je ne vais pas faire une critique de chaque film, d’autres le feront mieux que moi. Lynch, ce sont des merveilleux souvenirs de cinéma. Comme le souvenir de Blue velvet et sa musique, celui du duo mythique de Sailor et Lula avec cette fin tellement géniale, Mulholand drive et l’inoubliable Silencio et Twin Peaks, série avec son univers inégalé et inégalable.
David Lynch est mort et je suis bien triste ce matin. Le cinéma ne peut, peut être, pas sauver le monde, en revanche le cinéma de Lynch m’a ouvert l’esprit, augmenté le regard et aiguisé l’ouïe et pour tout cela, un GRAND merci Monsieur Lynch.

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