


Sea, Surf and Sharks…
Un titre bien innocent… pour un roman qui ne l’est pas du tout
Au centre du récit, une famille privilégiée vit face à l’océan, dans une apparente harmonie que rien ne semble pouvoir fissurer. Une maison idéale, une vie confortable, une façade parfaite… jusqu’au jour où un événement tragique vient rompre cet équilibre. À partir de là, tout bascule.
Ce qui tenait debout s’effondre peu à peu, comme un château de cartes balayé par un tsunami. Et avec cet effondrement, le roman change de nature.
On quitte progressivement la beauté lumineuse des vagues, la promesse d’un cadre presque idyllique, pour glisser vers quelque chose de plus sombre. Une zone grise faite de silences, de non-dits, de mensonges et de violence latente. Derrière les apparences, se dessine une famille bien plus inquiétante qu’elle ne le laissait paraître : fissurée, dérangeante — monstrueuse.
Rebecca Lighieri construit ici un roman implacable, où les points de vue se multiplient et se répondent. Chaque membre de la famille prend la parole, apportant sa version des faits, ses zones d’ombre, ses contradictions. Ce choix narratif renforce la tension et fragmente la vérité.
Ce qui fascine autant que cela dérange, c’est cette lente dérive : celle de cette famille qui se défait sous nos yeux et nous sommes happés malgré nous dans cette spirale.
Un roman dérangeant et captivant.
Folio. 413 pages
