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Couronné par le Meilleur livre de l’année 2012 par le magazine Lire, le roman de Donald Ray Pollock est un texte où l’on flirte avec l’inhumanité.

Dans Le Diable, tout le temps, Donald Ray Pollock dresse le portrait d’une Amérique rurale profondément marquée par la violence, la misère et la religion.

Le roman entremêle plusieurs trajectoires individuelles qui finissent par se rejoindre dans une même spirale de destruction. L’écriture, sèche et frontale, accentue l’impression d’un monde sans rédemption.

C’est également une plongée dans une Amérique sombre, poisseuse, presque sans échappatoire. Tout y est dur, brut, violent, comme si la misère et le mal se transmettaient de génération en génération.

On traverse des vies cabossées, des familles brisées, des personnages perdus entre foi déformée et violence ordinaire. Personne n’est vraiment innocent, et personne ne semble pouvoir s’en sortir.

C’est un livre qui dérange, qui met mal à l’aise, mais qu’il est impossible de lâcher. On avance dans cette histoire comme dans un cauchemar éveillé, fasciné malgré soi.

Pollock construit ainsi un récit noir, d’une grande cohérence narrative, qui explore la transmission du mal et la perte de toute innocence dans une Amérique marginale et oubliée.

C’est un roman fort, violent et remarquablement écrit. Un livre qui cogne et qui reste.

Albin Michel. 370 pages . 22 euros

Une réponse à « Le diable tout le temps de Donald Ray Pollock »

  1. Avatar de francksbooks

    Encore un sacré roman !

    J’aime

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