


Quel roman ! Une fois encore, l’immense Joyce Carol Oates — qui m’avait déjà bouleversée avec Blonde et Les Chutes— me renverse et m’époustoufle par son talent.
J’ai dévoré ces 800 pages avec avidité et passion, souvent le cœur serré, les yeux bordés de larmes, face au drame intime qui, peu à peu, se transforme en drame familial irréversible, faisant voler en éclats la famille Mulvaney.
C’est une lecture qui prend aux tripes. Les personnages sont profondément attachants, notamment l’inoubliable Marianne. Les jours heureux sont si finement et justement racontés que leur disparition n’en devient que plus cruelle, plus déchirante.
Joyce Carol Oates dissèque, avec une plume d’une précision et d’une richesse remarquables, les liens familiaux et la fragilité de l’existence. Elle explore les moindres failles de l’âme et dénonce, avec subtilité et intelligence, les travers de la société américaine.
Une nouvelle œuvre magistrale de Joyce Carol Oates. Un coup de cœur évident.
