


En ces temps de « gloire » de Trump, ce film s’impose comme un mode d’emploi pour comprendre la genèse du personnage.
On y découvre un Donald Trump, jeune et ambitieux, novice en politique et en quête de reconnaissance, il tombe sous l’influence de Roy Cohn, avocat redouté qui lui enseigne avec une froide efficacité l’art des coups bas, de la manipulation médiatique et de l’impunité morale. À travers cette relation quasi faustienne, le film dissèque la fabrication d’un prédateur politique, dans un monde où le cynisme devient méthode et l’absence de scrupules, une vertu.
À la fois passionnante et profondément glaçante, cette fable politique fonctionne autant comme un récit d’apprentissage que comme une mise en garde. Elle éclaire les mécanismes de domination, la normalisation du mensonge et la transformation progressive d’un individu en produit du pouvoir.
La force du film repose largement sur l’interprétation exceptionnelle de ses deux acteurs principaux. Sebastian Stan pousse la ressemblance avec Donald Trump à un degré troublant mais c’est Jeremy Strong qui marque durablement les esprits dans le rôle de Roy Cohn, vénéneux à souhait, tour à tour maléfique et pitoyable.
Un film bluffant et édifiant, une œuvre essentielle, à revoir — ou à découvrir — en cette nouvelle année 2026, tant ses échos avec notre présent résonnent de manière troublante.
Et puis un petit lien pour revoir le clip coup de poing de Childish Gambino « This is America », dans lequel l’artiste dresse un portrait très sombre de l’Amérique.
God save America et surtout nous tous !

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