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J’ai adoré Mektoub, My Love : Canto Due, comme j’avais adoré le premier volet. Certes, ce second chapitre est en dessous mais Abdellatif Kechiche demeure inégalable lorsqu’il s’agit de filmer la jeunesse. Personne d’autre ne sait à ce point magnifier la banalité du quotidien, capter l’énergie brute de l’instant et saisir la vie. La scène du pique-nique sur la plage, baignée par un soleil écrasant, est à ce titre remarquable : Kechiche capte les corps, les regards, les silences, et fait surgir la beauté de cette jeunesse. C’est sublime.
Les dialogues sont toujours à la frontière de l’improvisation, et ils participent à cette impression de vie saisie sur le vif. Pourtant, derrière cette apparente spontanéité, le film distille un regard lucide et critique, notamment à travers la scène entre Amine et l’actrice américaine, véritable mise en abyme du monde du cinéma.
Canto Due est aussi un film profondément mélancolique comme les personnages, on sent que la fin de l’insouciance approche, à l’image d’un été que l’on croyait éternel mais qui touche doucement à sa fin.
Canto Due est un film imparfait mais profondément vivant, habité par le regard unique d’un cinéaste qui continue de filmer la vie à hauteur de corps
C’est une nouvelle fois, une démonstration de cinéma et hélas le chant du cygne d’un très grand réalisateur.
Bande annonce Canto Uno
Bande annonce Canto Due

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